Laurent Muller: " Je suis issu d'une famille entrepreneuriale... Pour moi, l'entrepreneuriat :c’était le choix le plus évident.

Publié le 22 mars 2018

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Questions à Laurent Muller, Président de la Fédération des Jeunes Dirigeants

Quel est votre parcours ?

Après mes études d’économie, j’ai commencé à travailler chez Paul Wurth pendant 3 ans en tant que project manager. J’ai quitté Paul Wurth en 2006 pour me lancer, ensemble avec mon frère Frédéric, dans une activité de domiciliation et d’administration de fonds d’investissement sous le nom de « Paddock ». Après avoir développé cette activité pendant 8 ans, nous avons finalement vendu Paddock Fund Administration et Paddock Corporate Services en 2014 pour nous concentrer désormais sur le conseil économique, la fiduciaire et le reporting en ligne à destination des entreprises privées et publiques luxembourgeoises.  C'est à ce moment-là qu'est née la société « Muller & Associés ».

Qu’est-ce qui vous a poussé vers l’entrepreneuriat ? L’entrepreneuriat est-il apparu pour vous comme une option ou au contraire comme une évidence ?  

Je sors d’une famille entrepreneuriale. Mes parents et mes grands-parents étaient tous des entrepreneurs et géraient leurs entreprises. Pour moi, c’était le choix le plus évident…

Fin 2017, vous avez repris la présidence de la Fédération des Jeunes Dirigeants (FJD).  Pouvez-vous nous en rappeler son rôle ?

Le but de la FJD est de favoriser l’échange entre dirigeants d’entreprises. Nos membres sont aussi bien des jeunes (en dessous de 45 ans) que des "moins" jeunes. Ces derniers restant membres à vie. Il est d'ailleurs intéressant de noter que deux tiers des 500 membres ont plus de 45 ans ce qui fait que nous avons des entrepreneurs de tout âge présents à nos événements. Les activités de la FJD consistent à organiser des conférences, voyages et événements sous différents formats : petites discussions très interactives, interviews avec des politiciens, conférences avec des intervenants tiers, voyages d’études ou encore des visites d’entreprises.    

Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez actuellement et que vous souhaiteriez finaliser pendant votre présidence ?

Traditionnellement, chaque président se donne un « leitmotiv » pour sa présidence. Cette année, c’est le « changement » et nos événements tournent autour de ce sujet. Nous avons commencé l’année avec un discours de Joschka Fischer sur les changements politiques et macro-économiques à l’échelle internationale. Nos groupes de travail composés de nouveaux membres traitent ainsi de sujets relatifs aux changements macro-économiques à Luxembourg. Parallèlement, nos membres peuvent également assister à des conférences avec des politiciens (dont Claude Wiseler, Pierre Gramegna et Xavier Bettel) sur les changements éventuels touchant à la politique nationale ou encore à des voyages d’étude tel que celui organisé en Azerbaïdjan, pour ne citer que ce dernier.

Par ailleurs, nous connaissons certains défis au sein de la FJD comme la représentativité de la FJD dans certains secteurs de l’économie, la représentativité des femmes au sein de la FJD ou encore l’intégration de membres qui ne maîtrisent pas le luxembourgeois. Ma volonté est de faire avancer la FJD aussi par rapport à ces défis.  

La FJD collabore étroitement avec le programme BusinessMentoring Luxembourg depuis son origine en 2010.  En quoi ce partenariat est important pour la FJD ? Quelles actions souhaitez-vous initier dans le futur ?

Un dirigeant d’entreprise est généralement seul dans son processus décisionnel ; les décisions managériales doivent être prises sans que le dirigeant puisse généralement les valider avec ses employés ou encore ses amis. C'est justement dans le but d’échanger avec des personnes qui vivent des problématiques semblables que les dirigeants se réunissent au sein de la FJD. Business Mentoring suit une logique similaire, raison pour laquelle le partenariat entre ces deux associations est cohérent et logique. Challenger et se faire challenger sont des actions communes entre la FJD et le BM et nous sommes en train d’organiser des événements pour instaurer justement de tels débats entre les membres des deux associations.  

Avez-vous pu vous-même bénéficier du soutien d’un mentor ?

J’ai eu la chance d'avoir un support familial, que ce soit par mon père au début ou encore par mon frère avec lequel je travaille et échange régulièrement. Cette énergie positive nous inspire et nous fait avancer. De plus, mon épouse, qui gère également une entreprise, connaît et comprend bien la problématique du dirigeant d’entreprise. Cela nous apporte un soutien mutuel.

Propos recueillis par Rachel Gaessler

 

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