Guy Tabourin: "devenir un dirigeant à l'écoute de ses employés"

Publié le 10 novembre 2017

Actualités

GuyTabourin

Interview avec Guy Tabourin, dirigeant de Vinoteca, Mentor 

1) Comment avez-vous débuté votre carrière professionnelle ? quel a été l’élément déclencheur qui vous amené à créer votre première entreprise ?

Je pense que j'ai très jeune senti un besoin d'indépendance, un besoin de pouvoir faire évoluer les choses dans une direction que je peux au pire un peu aménager au mieux définir moi-même.

Après quelques années dans le journalisme et dans la direction d'un petit hebdomadaire où je me sentais en fin de possibilités, j'ai créé ma première boite qui éditait un mensuel culturel transfrontalier sarre-lor-lux : „tabou“. Cette petite aventure, même si elle a été difficile financièrement, a confirmé mon goût pour l'entrepreneuriat et l'amour de la création.

2) Quelles ont été vos premières satisfactions ?

Je ne sais pas si le mot satisfaction correspond vraiment à l'aventure entrepreneuriale, parce qu'il n'y avait pas pour moi vraiment de satisfaction spécifique mais plutôt la satisfaction générale d'avoir réussi à mettre en œuvre des idées au départ totalement abstraites.

3) Quelle a été l’expérience la plus marquante et quelle leçon en avez-vous tirée ?

Une des raisons majeures d'avoir choisi l'indépendance était le fossé qui séparait -dans mon premier emploi salarié- la direction du reste des équipes. Et un des enseignements que je voulais en tirer était de devenir un dirigeant à l'écoute de ses employés et de créer un climat de travail agréable et stimulant pour tout le monde. Je continue à penser que seulement quelqu'un qui se sent à l'aise au travail pourra apporter une réelle plus-value tant dans son propre quotidien qu'au sein de son entreprise.

4) Pensez-vous que l’entrepreneur d’aujourd’hui soit confronté aux mêmes problématiques que vous il y a 20 ans ? les besoins ont-ils considérablement changé ?

Fondamentalement les besoins sont les mêmes : il faut toujours beaucoup de courage, d'énergie et surtout l’envie de se lancer, il faut également toujours une idée (ou du moins un savoir-faire) qui se démarque sérieusement de la concurrence ou envisage même l'inédit. Le financement reste pour moi le point difficile (les banques sont encore plus frileuses même s’ il y a moyen aujourd'hui de trouver plus facilement d'autres voies de financement, mais ceci ne concerne malheureusement presque exclusivement que le monde IT) et je n'ai pas vraiment le sentiment qu'on ait vécu une simplification administrative.

Mais il y un besoin qui connait aujourd'hui plus de répondant, c'est le besoin d'informations, ceci surtout au niveau de l'espace entreprise de la Chambre de Commerce. Presque tous les jeunes entrepreneurs que j'ai pu rencontrer dernièrement y ont eu recours. Et il y a biennsûr les incubateurs, notre programme du BusinessMentoring, 1.2.3. Go, etc … tous ces initiatives qui contribuent aussi à véhiculer une image positive de l'entrepreneuriat, très important dans un pays où l'on rêve plus d'un emploi à vie auprès de l'état que d'une situation précaire de créateur de d'entreprise…

Propos recueillis par Rachel Gaessler

Retour aux articles