BusinessMentoring

Actu du Réseau

30/06/2017 News

Interview de Tuire Siiriainen, fondatrice de Blueberryandpie.com et son mentor, David Schrieberg

Tuire

Quel est votre parcours ? Comment en êtes-vous arrivé à devenir entrepreneur ?

Originaire de Finlande et ayant vécu plusieurs années à Luxembourg, je venais d’obtenir mon diplôme en publicité quand mon futur associé me suggéra de créer ma propre entreprise et de développer un produit que nous avions conçu ensemble. J’avais alors peu d’expérience et étais hésitante mais mon associé trouva les bons arguments pour me convaincre. Je n’avais simplement pas réalisé que j'avais une personnalité d' entrepreneur... 

Quels ont été les défis les plus importants auxquels vous avez été confrontées ?

Se battre contre l’insécurité, ne pas savoir si j’étais capable de le faire et apprendre à me concentrer. J’ai développé une activité dont je savais peu de choses et j’étais en proie à des questions telles que : suis-je suffisamment compétente, est-ce que j’en fais assez, est-ce que je peux en vivre, est-ce que le financement serait suffisant…

Comment David vous a-t-il aide à progresser ?

En me posant les questions que je ne me serais jamais posé moi-même et en me donnant son point de vue sur mes progrès dans les domaines personnels et professionnels. Etant quelqu’un de nouveau et ne connaissant aucun entrepreneur, David me rassura toujours sur les actions que je prenais dans ma société. En outre, David me posa deux questions qui ont été déterminantes et qui me défieront encore longtemps : « que signifie le succès pour toi ? » et « que considères-tu être un échec ? ». 

 

DAVID

Quel est votre parcours?  Est-ce que l’option de devenir un entrepreneur a constitué pour vous une opportunité?

J’ai été un journaliste papier et magazines, correspondant à l'étranger et responsable du bureau étranger pendant quelques décennies avant de passer aux médias digitaux en 2000, secteur dans lequel j’ai créé un service de consultance à la Silicon Valley pour aider des sociétés à franchir le pas de l’impression au web. C’était ma première expérience avant de rejoindre AOL en tant vice-président en charge du contenu et de la programmation à travers l’europe où j'y ai rejoint la filiale d’AOL Europe...ce qui m’a amené au Luxembourg,

Après avoir quitté AOL, j’ai créé deux sociétés pour d’autres et en 2011, j’ai cofondé une société dans l’intelligence digitale que je gère maintenant en tant que CEO. En d’autres termes : Oui, l’entrepreneuriat constitue une belle opportunité et la plus amusante jamais vécue dans ma carrière de  journaliste.

Quels sont vos challenges dans les années à venir?

Tout d’abord réagir et s'adapter en fonction de l’évolution des technologies et s’assurer que notre business tire pleinement avantage des opportunités qu’elles offrent et des faiblesses qu’elles représentent. Rien n’est simple, il n’y a pas de formule binaire ou noir et blanc dans l’économie globale en constante évolution dans laquelle nous vivons. Chaque business et organisation, quels que soient leur taille ou leur secteur, sont confrontés aux mêmes défis. Au-delà de cela, il faut s’assurer que notre business reste axé sur les besoins et souhaits de nos clients, sur la qualité des produits et services, et s’assurer d’institutionnaliser les processus nécessaires au fur-et-à-mesure que le business continue à se développer au niveau mondial.

Qu’avez-vous appris de votre relation avec Tuire?

Les entrepreneurs font face à des défis et ce, indépendamment de leur âge ou degré d’avancement dans leur carrière. Tuire qui débuta très jeune a dû faire face aux mêmes questionnements qu’un vétéran grisonnant comme moi. C’était un plaisir d’explorer ensemble ces interrogations et défis et, dans un certain sens, de partager nos stratégies et actions. Son enthousiasme et sa persistance étaient rafraichissants et admirables.

Propos recueillis par Rachel Gaessler

 

 

30/06/2017 News

Guy Tabourin: "devenir un dirigeant à l'écoute de ses employés"

Interview avec Guy Tabourin, dirigeant de Vinoteca, Mentor 

1) Comment avez-vous débuté votre carrière professionnelle ? quel a été l’élément déclencheur qui vous amené à créer votre première entreprise ?

Je pense que j'ai très jeune senti un besoin d'indépendance, un besoin de pouvoir faire évoluer les choses dans une direction que je peux au pire un peu aménager au mieux définir moi-même.

Après quelques années dans le journalisme et dans la direction d'un petit hebdomadaire où je me sentais en fin de possibilités, j'ai créé ma première boite qui éditait un mensuel culturel transfrontalier sarre-lor-lux : „tabou“. Cette petite aventure, même si elle a été difficile financièrement, a confirmé mon goût pour l'entrepreneuriat et l'amour de la création.

2) Quelles ont été vos premières satisfactions ?

Je ne sais pas si le mot satisfaction correspond vraiment à l'aventure entrepreneuriale, parce qu'il n'y avait pas pour moi vraiment de satisfaction spécifique mais plutôt la satisfaction générale d'avoir réussi à mettre en œuvre des idées au départ totalement abstraites.

3) Quelle a été l’expérience la plus marquante et quelle leçon en avez-vous tirée ?

Une des raisons majeures d'avoir choisi l'indépendance était le fossé qui séparait -dans mon premier emploi salarié- la direction du reste des équipes. Et un des enseignements que je voulais en tirer était de devenir un dirigeant à l'écoute de ses employés et de créer un climat de travail agréable et stimulant pour tout le monde. Je continue à penser que seulement quelqu'un qui se sent à l'aise au travail pourra apporter une réelle plus-value tant dans son propre quotidien qu'au sein de son entreprise.

4) Pensez-vous que l’entrepreneur d’aujourd’hui soit confronté aux mêmes problématiques que vous il y a 20 ans ? les besoins ont-ils considérablement changé ?

Fondamentalement les besoins sont les mêmes : il faut toujours beaucoup de courage, d'énergie et surtout l’envie de se lancer, il faut également toujours une idée (ou du moins un savoir-faire) qui se démarque sérieusement de la concurrence ou envisage même l'inédit. Le financement reste pour moi le point difficile (les banques sont encore plus frileuses même s’ il y a moyen aujourd'hui de trouver plus facilement d'autres voies de financement, mais ceci ne concerne malheureusement presque exclusivement que le monde IT) et je n'ai pas vraiment le sentiment qu'on ait vécu une simplification administrative.

Mais il y un besoin qui connait aujourd'hui plus de répondant, c'est le besoin d'informations, ceci surtout au niveau de l'espace entreprise de la Chambre de Commerce. Presque tous les jeunes entrepreneurs que j'ai pu rencontrer dernièrement y ont eu recours. Et il y a biennsûr les incubateurs, notre programme du BusinessMentoring, 1.2.3. Go, etc … tous ces initiatives qui contribuent aussi à véhiculer une image positive de l'entrepreneuriat, très important dans un pays où l'on rêve plus d'un emploi à vie auprès de l'état que d'une situation précaire de créateur de d'entreprise…

Propos recueillis par Rachel Gaessler

30/05/2017 News

Silicon/ BusinessMentoring - Testimony

 "Thank you for organising such an interesting evening. The BusinessMentoring programme is great and I'll definitely be recommending it to my contacts."  Word of entrepreneur

30/05/2017 News

Théophile Gros: " il faut apprendre l'humilité"

Interview avec Théophile Gros, Ellipsys 

Comment est née l’idée de créer une start-up IT ?  

Je n'en ai pas eu l'idée, mais l'opportunité, puisque c'est un ami, guitariste dans le groupe de Rock que nous avions, qui a monté cette entreprise en 2013 pour se "porter" en tant qu'indépendant. Nous avons choisi tous les 2 d'en faire une entreprise à forte croissance quand je l'ai rejoint en 09/2015

Pouvez-vous nous décrire brièvement vos activités ?

Nous sommes des spécialistes de la BI (business intelligence), notre logiciel permet de supprimer la donnée stratégique redondante, inutile, obsolète en quelques clics et permet d'en justifier la provenance (data lineage), et donc la construction. 

En tant qu’entrepreneur, quel a été votre plus grand challenge  ? que pensez-vous de l’environnement IT ?

Il faut apprendre humilité, car c'est globalement beaucoup de coups durs pour quelques satisfactions, mais qui sont tellement intenses qu'elles font oublier le reste. L’environnement IT du Luxembourg est intéressant, mais l'essentiel des grands acteurs sont des banques, naturellement très axées sécurité, compliance,.... avec du coup une faible appétence pour les acteurs naissants ayant peu de références.  

Pourquoi s’être orienté vers un mentor ?  sur quels aspects vous a-t-il le plus aidé à travailler ?

L'idée était de chercher un mentor "miroir" disposé à challenger mes idées, orientations, à m'apporter des angles nouveaux, des approches nouvelles, et ça a été très réussit 

Que recommanderiez-vous à un jeune entrepreneur qui démarre ? 

Etre dans un situation personnelle stable, et de partir sur une logique de niche, en faisant les choses 10x mieux que le premier des compétiteurs ! D'être associé avec quelqu'un de complémentaire, mais partageant la même ambition. 

 

Propos recueillis par Rachel Gaessler

26/05/2017 News

Les fintechs cartographiés - article paru dans Paperjam/ mai 2017

Un nouveau site internet initié par l’Association des banques et banquiers, Luxembourg, procède à un recensement de tous les acteurs impliqués, directement ou indirectement, dans l’écosystème des fintech.

Récemment nommée en tant que secrétaire générale de l’ABBL, Annemarie Jung avait annoncé, dans les colonnes de Paperjam, qu’un «mapping» était en cours afin d’identifier les différents acteurs de la Place actifs dans et autour de l’univers des fintech. 

Ce travail de fourmi a abouti à une première étape consistant en la publication d’un site internet dédié, compilant les informations de l’ensemble des parties prenantes réparties en sept catégories: éducation et formation, médias, organisation d’événements, promotion des intérêts professionnels, organisations publiques, R&D et soutien/financement.

Sobriété

Pour l’heure, près de 170 entités sont référencées dans ce site, dont près de la moitié dans la catégorie «Support/Funding», qui identifie tous les acteurs intervenant depuis la genèse d’une idée sur le papier jusqu’à la croissance et l’expansion de la société une fois créée et passée par toutes les étapes de la création et du développement.

Ce site se caractérise par sa très grande sobriété: pas de texte de présentation inutile, mais des petites fiches synthétiques reprenant les informations de base (coordonnées physiques et téléphoniques et lien vers le site internet).

L’idée de l’ABBL et de son cluster «Digital Banking and Fintech Innovation» est évidemment de faire «vivre» ce répertoire et d’en tenir à jour en quasi temps réel les informations.

 

Article rédigé par Jean-Michel Gaudron, le 09 mai 2017

08/05/2017 News Témoignages mentors

Interview de Hubert Schumacher

Comment avez-vous débuté ?

En 1997, en tant que jeune ingénieur télécom des P&T je me suis retrouvé dans un contexte qui était peu transparent et peu valorisant. Les cultures de gouvernance et de gestion de projets manquaient presque entièrement et les décisions prises au niveau de la Direction nous étaient souvent incompréhensibles. Dans ce contexte, le désir d’entreprendre et la soif d’autonomie nous ont poussé, quelques amis et moi, à créer notre propre entreprise. Le projet fédérateur importait peu à cet instant et la société créée (Synapse S.A.) a d’ailleurs changé ses plans initiaux à plusieurs reprises.      

Quelle a été l’expérience la plus marquante pour vous ?

Le dépôt de bilan évité de justesse après le désengagement d’un investisseur avec notre 2ième société en 2002 (M-PLIFY S.A.) a été un traumatisme qui n’a pas seulement mis en péril un projet mais qui a aussi mis à risque une équipe jusqu’à présent soudée. La confiance que les « friends & family » m’ont témoignée dans une situation très difficile, ainsi que l’envie de tous les concernés de redémarrer m’ont tout autant marqués et surpris.

Quelles leçons avez-vous tirées de votre parcours d’entrepreneur ? Pouvez-vous nous en citer une ou deux ?

La première leçon fut pour moi de découvrir que le monde des affaires est trop complexe pour simplement « dérouler » un projet, mais qu’il faut s’adapter tellement souvent et parfois de manière si substantielle qu’en fin de parcours le projet initial n’est plus reconnaissable.

La deuxième leçon fut qu’en général, si on s’y prend bien, chaque remise en question, chaque effort est récompensé sous une forme ou une autre. Après tout, on oublie trop souvent que le travail sérieux paie à la longue.

Quelles sont pour vous les 3 clefs de la réussite?

Le cliché entrepreneurial est que tout se tourne autour « d’une idée géniale ». Mais les idées génératrices d’enthousiasme sont souvent très personnelles, et l’enthousiasme se limite à l’entrepreneur en toute solitude avec son idée. Une des clés de la réussite me semble l’aptitude de s’en détacher et de se mettre dans la peau de l’autre, de l’investisseur, du prospect, du fournisseur. Au final, le client vous paiera pour résoudre un problème qu’il désire voir résolu et pas pour un problème que vous, l’entrepreneur, désirez voir résolu. Il faut donc trouver le bon équilibre entre l’obstination de défendre une idée envers et contre tous et l’agilité de s’adapter au marché et aux circonstances.

La deuxième clé de la réussite est à mon avis de ne pas vouloir trop anticiper. Pas que l’anticipation soit quelque chose de négatif, mais parce qu’on se trouve toujours en face d’un arbre exponentiel de possibilités. Si, à titre d’illustration, à chaque pas j’ai devant moi 4 options, je dois analyser 4, 16, 64, 256 possibilités selon que je veux anticiper mentalement 1, 2, 3 ou 4 pas. L’énergie à ma disposition peut être entièrement attribuée à une réflexion sur mes 4 options imminentes. Et puis après tout, les choses vont se dérouler différemment ! ;-)

Et puis viennent : créativité, audace, assiduité, honnêteté et mille autres vertus de la vie courante

24/03/2017 News

Rien ne les prédestinait au mentorat: interview de Christophe Baehr et David Barth ...

Christophe:  Quel parcours vous a amené à créer Flexcom ?                                    

Avant de créer Flexcom, j’ai participé à de nombreux projets IT où j’ai pu mesurer l’importance des besoins spécifiques à chaque client. Les outils fournis par les constructeurs étaient souvent limités en fonctionnalités ou impossibles à customiser. En cas de problème, les demandes de support et correctifs tiraient souvent en longueur, les demandes de customisations souvent rejetées par le constructeur dont le Roadmap Produit était difficilement modifiable. Cette frustration grandissante dans mon envie de trouver des solutions pour ces clients ainsi que mon goût du risque et d’entreprendre m’ont donné l’idée de créer une start-up qui pourrait apporter de la flexibilité dans ce monde des Télécoms, d’où le nom de l’entreprise : Flexcom.

A partir de quand (stade d’avancement de l’entreprise, évolution) avez-vous pensé à vous faire accompagner ?

J’ai pensé à me faire accompagner lorsque mon entreprise a commencé à grandir, une fois arrivé à 6 employés j’ai senti que je devais certainement progresser dans mon management. A cette époque nous commencions à nous développer à l’international et je désirais pouvoir gérer au mieux cette croissance. C’est par l’intermédiaire de la MCAC que j’ai eu la chance de rencontrer Rachel Gaessler qui m’a tout de suite convaincu de rejoindre son projet.

Sur quoi avez-vous progressé ?                                                                                                                                      

J’ai progressé sur la prise de décision, pouvoir prendre des décisions difficiles si nécessaire. J’ai une meilleure vision sur mon projet d’entreprise, les valeurs de ma société, notre stratégie produit, et l’importance d’un plan d’affaires régulièrement mis à jour.

Où en est Flexcom aujourd’hui ?                                                                                                                      

Aujourd’hui Flexcom compte 18 employés, nous avons des succursales en Suisse, en Angleterre et en Espagne. Nous venons de signer un contrat de distribution au niveau européen avec l’un des plus grands distributeurs IT, nous travaillons avec un réseau de 20 partenaires et nos outils sont utilisés par environ 500 entreprises pour un chiffre d’affaires d’environ 2 millions d’euros. Notre potentiel de croissance est énorme, nous devrions multiplier nos ventes par 10 d’ici 2020 si notre stratégie de distribution en Europe se déroule comme prévu.  

David

Comment s’est passé votre premier entretien avec Christophe ?                                                                                

Je me souviens avoir demandé à Christophe quelles sont ses attentes et besoins. Lui et Flexcom se trouvaient alors à un moment charnière. Il était en recherche d’un second souffle, après une période de start up qui lui donnait le sentiment de stagnation et d’avoir trop la „tête dans le guidon“. Christophe ne se voyait pas continuer avec la même débauche d’énergie. Il commençait à s’épuiser. Et puis, le premier entretien a aussi été l’occasion de créer les conditions d’une relation bienveillante, respectueuse et ne jugeant pas. C’est une grande chance d’avoir accès à ce type de relation dans son cadre professionnel. Aucune partie prenante de l’entreprise (hiérarchie, collaborateurs, clients, conseil d’administration, fournisseurs) ne peut remplir ce rôle.

Sur quels points l’avez-vous aidé ? Pouvez-vous nous donner un exemple concret ?                                                

 Je pense que la relation mentorale a permis à Christophe d’identifier certains obstacles au développement de son entreprise. Il a ensuite été en mesure de décider des actions concrètes à mettre en oeuvre pour surmonter ces obstacles. Je pense aussi que nos échanges lui ont permis de lever ses doutes, de ne pas avoir la main qui tremble quand il s’agit de mettre ses décisions en action. J'ai d’abord proposé à Christophe de prendre le temps de se poser, et de formuler par écrit la vision, les missions et les valeurs qu’il veut incarner dans son projet entrepreneurial. Il a immédiatement adhéré à cette proposition. Il a compris que cela lui permettrait de porter son projet sur le long terme... 

Quelle expérience tirez-vous de cette expérience?                                                                                                                                           

Cette relation avec Christophe m’a permis d’expérimenter la force de l’écoute, du questionnement critique, bienveillant et ouvert.  Le rôle de mentor est intellectuellement et humainement fascinant. Il permet de faire la découverte de nouvelles technologies, de nouveaux marchés, de nouveaux modes de management, il oblige à poser les bonnes questions, à veiller à ne pas tomber dans les biais de décision. Lors d’une de nos dernières réunions Mentor/Mentoré, un mentoré disait: „Quand on rencontre, on se rencontre“. Le mentor accepte que le mentoré lui apprenne des choses sur lui-même.  Christophe et moi-même continuons à nous voir de façon régulière, en privé. Nous échangeons bien sûr sur la situation de ses affaires, sur nos projets professionnels respectifs, et aussi sur nos intérêts privés communs: nos enfants, la musique, les voyages.

En quoi votre parcours et celui de Christophe sont similaires ? Christophe a-t-il rencontré les mêmes situations que vous ?                                                                                                                                                  

L'expérience que nous partageons maintenant à l’issue de ce parcours de mentorat, est celle d’appuyer nos décisions et actions sur un système de valeurs avec lesquels nous nous sentons très confortables. Nous avons tous les deux à des moments différents de notre carrière identifié nos valeurs, faisons régulièrement le tri parmi les impératifs formulés plus ou moins explicitement par notre histoire, notre environnement familial, notre entourage professionnel (actionnaires, hiérarchie, fournisseurs, clients, etc…). Ces valeurs nous permettent de puiser la force nécessaire dans les moments de crise.

11/10/2016 News

Formation sur le mentorat

Deux formations sur le mentorat (niveau avancé) ont eu lieu en juillet et octobre chez nyuko, auxquelles ont participé une vingtaine de mentors.

Cette formation portait notamment sur les points suivants :

- “revisiter” la posture de mentor

-  prendre conscience de l’importance de son propre développement

-  explorer les 3 techniques majeures

-  passer du verbal au non verbal ( savoir identifier les émotions du mentoré)

-  savoir prendre des actions spécifiques pour les prochaines réunions avec le mentoré

Les séances ont été très appréciées par les mentors du réseau qui ont pu travailler sur leur posture d'accompagnateurs.

 

13/09/2016 News

Julie Jager: parcours d'une restauratrice pleine de ressources ...

Julie Jager, propriétaire d’un restaurant bio depuis 2012, a décidé de le revendre après 4 années d’exploitation. Avec son ancien mentor Jean Lammar, restaurateur accompli, ils nous racontent leur expérience.

Julie, quel a été le déclic qui vous a lancé dans l’aventure de la restauration, et comment cela s’est-il passé ?

Il y a 5 ans, j’ai eu envie de changer de carrière professionnelle (je travaillais dans le secteur du tourisme) et de m’orienter vers la restauration. Je ressentais également le besoin d’être indépendante. Soutenue par mon conjoint et mes proches j’ai donc décidé de me lancer. Cela n’a pas été facile : il faut bien réfléchir à son projet, élaborer un business plan, trouver le financement et enfin le local… Mais lorsque l’on est motivée, tout est possible !

Quel est votre parcours?

Après mon apprentissage à l'école hôtelière de Diekirch, j'ai travail lé une dizaine d'années comme cuisinier au Luxembourg et à l'étranger, notamment en Suisse, sur des bateaux de croisière, en Israël et à la cour Grand-Ducale. Des stages en Thaïlande et en France m'ont aidé à me perfectionner dans divers domaines.

En 1993, ensemble avec mon épouse, également formée en hôtellerie et en restauration, nous nous sommes mis à notre compte en reprenant le restaurant Waldhaff, commerce que nous avons exploité avec succès durant 19 ans.

En 2012, après avoir cédé l'affaire, j’ai enseigné à l'Ecole de la Deuxième Chance à Luxembourg (section cuisine).

Julie, comment avez-vous connu le BusinessMentoring ? Qu’en attendiez-vous ?

Au cours de mes recherches préparatoires, je me suis dirigée vers la Chambre de Commerce et la Fédération Horesca, j'ai alors eu vent du programme de BusinessMentoring. J'ai présenté mon business plan et mon projet à un comité de sélection. J'ai été suivie quasiment dès l'ouverture du restaurant et ce pendant un an par Jean.

J'attendais principalement soutien et écoute. Il était également important que le mentor me rassure dans ma prise de décision puisque j'étais novice dans le secteur de la restauration.

Jean, de quelle manière avez-vous aidé Julie ?  how did he do for you ?

Je pense que c'est Julie qui devrait répondre à cette question !

En tout cas, je sais que j'ai su lui insuffler une certaine confiance. Julie est une jeune femme ambitieuse et travailleuse, démarrant un beau métier qui peut cependant s’avérer difficile.

De la relation mentorale de confiance que nous avons établie ensemble est née une belle amitié, valorisante pour chacun d’entre nous.

Julie, comment décririez-vous votre relation mentor-mentoré avec Jean ?

La relation s'est très bien déroulée et continue puisque nous sommes toujours en contact !

L'objectif du programme a été atteint et bien que le restaurant soit aujourd'hui exploité par une autre société, j'estime que Jean et le programme BusinesMentoring m’ont apporté un solide soutien et ce, tout au long du projet.

Jean, avez-vous une anecdote à partager ?

Même si le mentorat a été le point de départ de notre rencontre, nous avons également réuni nos connaissances pratiques et … je me souviens d'un buffet chaud et froid mémorable réalisé pour un mariage. Cette expérience a été enrichissante pour moi car je devais travailler en accord avec la philosophie de Julie et donc composer un buffet exclusivement de produits bio et équitables.

Julie , vous avez décidé de vendre le restaurant en 2016. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Le restaurant a été vendu le 15 avril 2016 après 4 ans d'exploitation. Il m'a fallu un peu plus de 6 mois pour trouver un repreneur, ce qui peut paraître long mais c'est un délai raisonnable.

Cette décision a été prise lorsque j'ai appris ma deuxième grossesse. Être indépendant dans le secteur de la restauration demande une énergie et un investissement de temps considérables et je n'étais pas en mesure de tenir ce rythme avec deux enfants en bas âge. J'ai donc choisi de faire une pause. Cela ne m’a pas empêché de préparer une validation des acquis d'expérience et d’envisager de passer un diplôme de diététicienne.

Je suis ravie de cette expérience. J’ai découvert un métier passionnant et j'espère garder mon statut d'indépendante après mon congé parental.

Un dernier mot, Julie ?

Je recommande aux jeunes entrepreneurs d'effectuer toutes les formations nécessaires avant d'ouvrir leur restaurant car une fois le restaurant ouvert, on n'a plus de temps.

Propos recueillis le 25/08/2016 par Rachel Gaessler

06/09/2016 News

Valérie Mellet: un parcours riche en expérience...

Valérie Mellet gère la société PATENT42 un Cabinet de Conseil en Propriété Industrielle (PI) active dans le conseil en matière de propriété industrielle et plus particulièrement en matière de Brevets, de Marques et de Dessins et Modèles. La clientèle visée est constituée principalement d’entreprises et de cabinets confrères. Le marché visé est international.

Valérie a été accompagnée par sa mentor Sharon March pendant 12 mois. Elles racontent … Retour sur leur relation qui vient de se terminer.

Sharon: quel est ton parcours? Qu’est ce qui t’a motivée à sélectionner Valérie dans le comité de mentos ?  Pourquoi spécialement Valérie ?

Mon parcours professionnel est celui de la gestion financière et bancaire d’entreprise en milieu international ainsi que de la gestion privée de fortune. Quand j’ai assisté à la présentation de Valérie au comité de sélection, j’ai réalisé que je pouvais l’aider. J’ai très vite vu ses problèmes et sur quoi je pouvais l’aider. Son stress m’a laissé tellement perplexe que je  lui ai proposée de devenir son mentor. J’ai accepté d’accompagner ma mentoré dans un état d’esprit d’ouverture et de soif d’apprentissage. Nous avons développé une bonne alchimie et je dois dire, pour ma part, que je suis très fière des efforts consentis par Valérie dans la relation mentorale et l’amitié inattendue qui s’en est dégagée.

 

Sharon: comment as-tu aidé Valérie à progresser?  

J’ai vu Valérie progresser, passant du statut d’entrepreneure stressée à celui de quelqu’un qui est à même de se questionner en essayant de faire avancer les choses dont elle ne connaissait pas encore l’utilité. Elle est devenue plus confiante dans sa manière de gérer sa société seule. Très expérimentée dans son domaine et ayant son propre style, elle a lancé un business modèle qui requiert du courage et de l’endurance qui lui permettra d’atteindre une stabilité dans son business et , plus particulièrement dans les domaines du management, des ressources humaines ou de la concurrence. J’ai aidé Valérie à se poser les bonnes questions, développer son propre mode de pensée sans être accompagnée par un mentor ou partenaire, et à poser des limites face à des conseils externes car elle seul sait exactement ce qui est bon pour son business.

Valérie:  comment t’est venue l’idée de créer ta propre entreprise? quelles ont été les premières étapes ?

 En ce qui me concerne, l'idée de se mettre à son compte et d'ouvrir une entreprise a longtemps côtoyé celle de devenir associée dans les entreprises dans lesquelles je travaillais. La voie de l’association me semblait néanmoins plus sûre et donc plus attractive. Malheureusement, cette voie implique une négociation préalable des conditions d’association qui n'a jamais abouti à quelque chose que je jugeais satisfaisant.

En 2012, sous l’impulsion de mon conjoint, j'ai quitté le Luxembourg et le travail en Cabinet pour découvrir la Belgique et le monde de l'industrie. L'expérience en Industrie a été tellement marquante que lorsqu'il a été question de revenir au Luxembourg pour des raisons familiales je n'ai pu me résoudre à retrouver ma vie antérieure. Il me fallait un nouveau défi et ce défi a été de créer PATENT42.

Je me suis lancée dans l'aventure seule et sans clients avec la conviction qu'il valait mieux risquer l'échec que de ne jamais oser essayer.

Les premières étapes ont été l'obtention de mon autorisation d'établissement, la course pour trouver des locaux, et toutes les démarches administratives liées à l'ouverture d'un cabinet de propriété industrielle. Il a également fallu user de mes contacts pour trouver mes premiers clients.

Il était question, à l'origine du projet, que deux autres mandataires m'accompagnent dans l'aventure. La peur du risque les a fait se désister presque au dernier moment. Si le fait d'avoir commencé seule m'a fait peur dans un premier temps, je me réjouis aujourd'hui de cette situation qui m'offre une liberté totale sur la gestion de mon entreprise. Bien entendu, l'idée n'est pas à terme de rester seule, mais je veux prendre le temps de bien choisir mes futurs partenaires pour que notre association m'apparaisse comme évidente.

Valérie: quels ont été tes objectifs?  Comment a évolué ta relation avec Sharon?

Mon mentor m'a beaucoup apporté en me démontrant que je pouvais gérer cette entreprise seule. Elle m'a également aidé à me poser les bonnes questions face aux choix auxquels est confronté un entrepreneur. Elle m'a encouragé à me projeter dans l'avenir pour anticiper le développement du Cabinet. Elle m'a montré qu'être entrepreneur est un état d'esprit, et qu'il ne tient qu'à chacun d'utiliser la liberté qui accompagne ce statut pour créer de nouvelles façons de vivre et de travailler.

Je lui en serai à jamais reconnaissante.

 Aujourd'hui, je peux résumer le chemin parcouru lors du mentorat en disant qu'aujourd'hui je me sens à l'aise dans ma position et à ma place. J'espère ne jamais avoir à faire le chemin inverse

Valérie : Peux-tu nous donner un exemple concret ou une leçon que t’a transmise Sharon que tu as pu appliquer dans ton business ?

Pour donner un exemple concret de l'application des conseils de Sharon, je dirais que je ne suis plus prête à accepter de travailler pour un client qui mettrait à notre collaboration des conditions que je juge inacceptables.  

Lorsque je pense à l'avenir, j'ai le sentiment que tout est encore à construire pour que cette entreprise soit vraiment solide. L'une de mes grandes fiertés, si je regarde le chemin parcouru, est la création d'emplois par l'embauche de deux collaborateurs qui ont rejoint PATENT42 en septembre 2015 et en mars 2016. 

Mes objectifs actuels sont des objectifs de croissance pour l'entreprise, mais également de formation pour mes collaborateurs que j'encourage à progresser par l'obtention de nouveaux diplômes et de nouvelles compétences. J'espère pouvoir également investir dans l'achat de locaux pour l'entreprise dans les prochaines années.

Je remercie la chambre de commerce et toute l'équipe du Business Mentoring pour ce formidable soutien moral dans la création de mon entreprise.

 

 

 

 

 

28/06/2016 News

François Koepp: le mentorat pour éviter les erreurs de débutants!

Interview avec François Koepp, Secrétaire Général de Horesca

Quel est votre parcours ?

J’ai grandi dans une famille d’entrepreneurs. Mon père avait repris une maison privée à Luxembourg ville qu’il a transformée en hôtel comprenant 10 chambres et une brasserie.

Démarrant une formation au Lycée des Arts et Métiers, j’ai par la suite intégré l’école hôtelière de Diekirch, ce qui m’a permis de reprendre les rênes de l’hôtel familial de 1980 à 2004 et de le moderniser.  En 2006, deux ans après le décès de mes parents, la famille a décidé de vendre l’hôtel. J’ai ensuite travaillé en tant que consultant pour le compte de sociétés et ai œuvré, en tant que gérant et coordinateur d’une société familiale, à développer un projet urbain d’aménagement particulier.

En 2010, Alain Rix, président actuel de Horesca m’a demandé de poser ma candidature pour reprendre la succession de Jean Schintgen, ce que j’ai accepté avec beaucoup de plaisir.

Mon rôle de Secrétaire Général est avant tout de défendre les intérêts de la profession des hôteliers, restaurateurs et cafetiers et d’offrir à nos membres un soutien au niveau législatif, administratif et touristique mais aussi de proposer entre autres différentes formations sectorielles notamment dans le domaine de l’hygiène alimentaire. Horesca compte aujourd’hui 1460 membres.

Quels sont les challenges à surmonter pour les professionnels d’Horeca ?

Je pense que la profession de l’hôtelier, restaurateur ou cafetier va beaucoup évoluer dans les 20 prochaines années. Demain, ils devront faire preuve de plus de créativité en proposant par exemple de nouveaux concepts, des produits variés qui répondent plus aux besoins des consommateurs et chercher de nouvelles opportunités comme c’est le cas aujourd’hui pour les food trucks.

Les autres challenges à considérer concernent surtout la réglementation.

En effet, je pense que la réglementation européenne est plus adaptée aux grands comptes qu’aux petites et moyennes entreprises. Des efforts de simplification devront être faits en la matière.

Enfin, le manque de financement et d’expérience. Beaucoup d’entrepreneurs ne disposent pas des fonds nécessaires pour pouvoir démarrer une activité (loyer trop élevé, équipement, etc) et souvent manquent d’expérience.

Quelles initiatives pourraient les aider ?

Ce n’est pas parce que l’on est chef cuisinier que l’on est forcément un bon gestionnaire d’entreprise. Démarrer une affaire ou reprendre un restaurant/ hôtel/café nécessite d’avoir de bonnes connaissances de gestion d’entreprise.  Hormis les formations proposées par Horesca en collaboration avec la House of Training, le fait d’être accompagné par un mentor, spécifiquement avant le démarrage de l’activité, est un soutien précieux car il permet d’éviter les erreurs de débutant. Le mentor pourra notamment partager avec l’entrepreneur ce qui a fonctionné ou pas pour lui et ainsi lui transmettre les bonnes pratiques. Car qui mieux qu’un mentor restaurateur qui est passé par les étapes que l’entrepreneur peut comprendre ses problématiques ...

28/06/2016 News

Business Mentoring : building fruitful relationships


Patrick Rahme, créateur de la start-up All Square, et Xavier Buck, entrepreneur aguerri, ont été présentés à travers le programme Business Mentoring, respectivement en tant que mentoré et mentor. Ils partagent avec nous leur ressenti sur cette relation qui a duré 18  mois.


Pourquoi avez-vous décidé de devenir respectivement mentor et mentoré ?
Xavier : Je souhaitais participer à l’écosystème Luxembourgeois. J’ai moi-même été entrepreneur, ainsi je comprends les difficultés rencontrées par les startups. Je recherchais vraiment un programme dans lequel je pourrais m’impliquer et qui me permettrait de partager mes expériences.
Patrick : J’ai décidé de participer au programme pour apprendre de quelqu’un qui a connu les difficultés inhérentes au statut d’entrepreneur, quelqu’un qui a déjà appris de ses erreurs et qui veut aider à maximiser les chances de succès. La route vers le succès est longue et difficile et il faut s’entourer des bonnes personnes. Quand j’ai rencontré Xavier, j’ai réalisé que le Business Mentoring serait capital pour réussir certaines étapes de mon parcours, à la fois entrepreneurial et personnel. Je suis convaincu qu’une bonne relation avec un mentor aura un impact fort sur le développement personnel du mentoré. Dans mon cas, j’ai trouvé rassurant de pouvoir discuter de problèmes stratégiques à propos de finance, IT ou ressources humaines avec quelqu’un qui comprend réellemment les conséquences de chacune de ces décisions. J’adore apprendre des autres et je suis sur que j’ai encore beaucoup à apprendre de Xavier. 


Aujourd’hui vous êtes arrivés au terme du mentorat. Quels sont les principaux progrès observés lors de ces 18 mois de collaboration ?
Patrick : Le mentorat de Xavier a eu un impact direct sur mon développement personnel, qui est directement lié à l’activité de ma start-up. C’est toutefois difficile de mesurer l’impact du mentorat sur le chiffre d’affaires ou le nombre d’employés… Pendant ces 18 mois, nous avons eu de nombreux succès. Notamment en mettant en place une équipe compétente et  en créant une bonne culture d’entreprise. Nous sommes passés de 2 co-fondateurs à une équipe de 11 personnes et avons réussi 2 levées de fonds afin de continuer notre expansion à l’international. Xavier a été un mentor formidable et m’a guidé à travers ces décisions stratégiques. J’aimerais le remercier pour sa disponibilité et ses conseils. Je le considère comme un ami aujourd’hui.
Xavier : Lorsque j’ai rencontré Patrick ils possédait déjà un prototype de l’application et visait une activité de niche répondant à des besoins très spécifiques. Il avait une vision de son projet qui m’a immédiatement plu et je suis heureux de l’avoir guidé dans la bonne direction.
Xavier Buck: ``C'est une situation gagnant-gagnant.``


Comment est-ce que vous définiriez le programme Mentoring : une aide à sens unique ou plutôt un échange gagnant-gagnant ?
Xavier : Certainement une situation gagnant-gagnant. Les échanges constants nous permettent d’acquérir un savoir sur un secteur qui n’est pas nécessairement le notre grâce à notre partenaire et inversement. Il est très intéressant d’avoir un point de vue objectif sur les décisions stratégiques prises et comment il fait face aux problématiques actuelles.
Recommanderiez-vous le programme Business Mentoring ?
Patrick : Le programme de Business Mentoring offre des opportunités intéressantes pour progresser en tant qu’entrepreneur mais également en tant que leader. Plusieurs aspects du programme m’ont décidé à le rejoindre. Premièrement, il est piloté par une équipe très professionnelle qui organise beaucoup d’évènements de networking pour les mentors et les mentorés. Je crois aussi que le succès du programme vient de la sélection attentive des profils, que ce soit pour les mentors ou les mentorés. Le mentorat est plus qu’un soutien pour entrepreneur, c’est un créateur de relations entre personnes ayant une passion commune pour l’entrepreneuriat ou un secteur spécifique. En tout cas, je recommande vivement le programme à tous les entrepreneurs.
Xavier : Je recommanderais à quiconque impliqué dans l’entrepreneuriat de rejoindre ce programme. Business Mentoring représente une opportunité de partager son savoir aux jeunes entrepreneurs et de se lancer un défi personnel.


Un dernier mot pour la fin ?
Patrick : J’aimerais encourager les jeunes diplomés à suivre leurs rêves et à choisir l’entrepreneuriat! Le Luxembourg est un bon endroit pour créer son entreprise, alors n’hésitez plus et lancez-vous!

 

 

22/06/2016 News

Bienvenue au Luxembourg Open Innovation Club !

A l’occasion du lancement du LOIC (Luxembourg Open Innovation Club), le 16 Juin 2016, nous avons interviewé Martin Guérin, CEO chez nyuko et créateur du club en collaboration avec les acteurs de l’écostystème entrepreneurial local, pour en savoir plus sur la naissance et le futur de l’Open Innovation au Luxembourg.

Qu’est-ce que l’innovation ouverte ?

L’innovation ouverte c’est le fait d’ouvrir en interne comme en externe, des processus d’innovations qui étaient autrefois très confidentiels et fermés. La recherche et le développement, de même que l’accès au marché, peuvent être partagés entre plusieurs entités bénéficiant ainsi de l’expertise spécifique de chacun au service du collectif. Ensemble on est bien plus fort et on peut faire des choses qu’on ne pouvait pas faire avant.  Cela implique davantage de communication en interne entre les services et en externe avec les partenaires pour augmenter la complémentarité et la créativité.

L’open Innovation est liée aux concepts de know-how trading, de mass innovation, distributed innovation, user innovation and cumulative innovation.

Le LOIC est un facilitateur d’échanges qui permet aux entreprises de trouver les bons partenaires...

Quelle est la valeur du club dans ce processus ?

C’est un réseau de professionnels et d’opportunités. Le LOIC est un facilitateur d’échanges qui permet aux entreprises de trouver les bons partenaires et de partager les meilleures méthodes et pratiques. Il est parfois difficile d’identifier les personnes au sein des entreprises qui veulent faire partie du processus d’open innovation. C’est pourquoi notre mission est de rechercher les acteurs appropriés et volontaires pour apporter une viabilité aux projets. Le club identifie quels sont les bons interlocuteurs pour faire partie de ce processus d’open innovation et fournit un cadre de travail structuré.

L’objectif secondaire du club est de structurer les échanges, par exemple partager sur « Comment co-financer un POC (Proof of Concept) ou un MVP (Minimal Viable Product) ? », « Comment peut-on continuer à évangéliser en interne et faire évoluer les équipes ? ». Le club a pour but d’échanger sur ces sujets car partager les bonnes pratiques permet aux membres de gagner en compétitivité sans mettre en danger leurs secrets de fabrication.

Nous mettons à disposition des membres du club les bons modèles, les bonnes technologies qui leur évitent d’effectuer ce travail en interne, ce qui représente un gain de temps et d’argent non négligeables.

Quelles sont les activités principales du club ?

Le club réalise un travail de recherche de startups au-delà des membres déjà impliqués. Une sélection est de rigueur avant de mettre en relation les différents acteurs de l’écosystème lors d’évènements dédiés.

Quelles entreprises sont concernées ?

Toutes les entreprises pour qui l’innovation est importante et qui ont une capacité à collaborer avec des startups. Nous comptons déjà plusieurs membres comme la Baloise, Siemens, ING, Arcelor Mittal, etc.

 Y a-t-il un nombre limité de membres pour le club ?

Pour le moment non, et cela vient du souhait commun d’ouverture de la part de ses membres, autant que le Luxembourg le permet. Un futur pour le LOIC au niveau de la Grande Région est également envisageable.

Tout seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin !

Pourquoi les acteurs de l’écosystème sont-ils impliqués ?

Nous avons construit le LOIC en collaboration avec Luxinnovation, Lux Future Lab et le Technoport. Ils sont impliqués en vue de rendre la démarche plus cohérente et de construire le club sur base d’un réseau solide : « Tout seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin ! ». Ainsi les membres du club n’ont qu’une seule porte à laquelle frapper pour avoir accès à l’ensemble des services et du réseau que propose l’écosystème. C’est une offre globale, qui peut toutefois être intelligemment complétée par d’autres offres plus pointues et plus spécifiques que pourraient offrir d’autres acteurs de l’écosystème.

 

10/06/2016 News

La transmission d’entreprise : point de départ ou de sortie de l’entrepreneur

La transmission d’entreprises est un sujet clé pour les dirigeants : c’est une situation très répandue mais souvent méconnue. C’était le thème du workshop co-organisé par la Chambre de Commerce et Business Mentoring le 31 mai 2016.Le workshop a fait salle comble.

La question est inévitable lorsqu’un dirigeant envisage de transmettre son entreprise, que ce soit une PME ou une start-up: quelle est sa valorisation? Afin que la transmission se passe dans les meilleures conditions, il est important de fixer un prix réaliste, objectif et pertinent. En outre, au-delà de l’aspect financier, d’autres facteurs comme les prévisions économiques, les tendances du marché, le profil de l’équipe ou encore le stade de développement de l’entreprise peuvent influencer l’évaluation et le prix final. Il s’agit d’une opération complexe et de nombreux dirigeants ont tendance à surévaluer leur entreprise.

Un processus important dans le tissu économique local

Face à ces difficultés, les dirigeants n’ont pas forcément les méthodes et les critères les plus adaptés pour évaluer la valeur de leur entreprise. Rachel Gaessler, manager du programme Business Mentoring, explique : “Le workshop est un bon moyen pour démystifier et valoriser la transmission d’entreprise. C’est un processus important dans le tissu économique local et c’est pourquoi le Business Mentoring s’adresse aux repreneurs d’entreprise autant qu’aux autres jeunes dirigeants.”

C’était justement le sujet du workshop organisé mardi 31 dans les locaux de nyuko, par la Chambre de Commerce et Business Mentoring. L’objectif était de présenter les différentes méthodes de valorisation existantes et celles à privilégier en fonction des caractéristiques de l’entreprise et du contexte de l’opération. Les éléments servant de base à la négociation du prix ont également été évoqués à travers des cas pratiques.

Pour ce sujet délicat les organisateurs avaient fait appel à deux experts, Laurent Muller et Dan Arendt. Fondateur et administrateur délégué de Muller & Associés, sa société de conseil économique et expertise comptable, Laurent Muller est également actif au sein du LBAN (Luxembourg Business Angels Network) et de la FJD (Fédération des Jeunes Dirigeants d’Entreprises). Dan Arendt est partner de Castik Capital, un fonds de private equity et évolue également au sein de conseils d’administration de plusieurs sociétés et organismes à but non lucratif.

Jamais anodin

C’est devant une salle comble que les deux experts ont fait la lumière sur les différentes méthodes de valorisation et les astuces pour s’y retrouver. Les échanges ont ensuite été nombreux. Laurent Muller confirme : “Pour un entrepreneur c’est soit un point de départ, soit une sortie. Dans tous les cas ce n’est pas anodin, et ayant vécu personnellement des transmissions d’entreprises, je sais que c’est un processus long qu’il faut bien préparer !”

12/05/2016 News

La réalité virtuelle: quand le virttuel devient réalité!

La réalité virtuelle : quand le virtuel devient réalité !

BusinessMentoring et le Technoport ont organisé le 3 mai dernier un workshop entièrement dédié à la réalité augmentée et aux nouvelles technologies. S’appuyant sur les projets et les outils pédagogiques innovants, cette session d’information publique avait pour but de mieux comprendre ces technologies innovantes, aujourd’hui incontournables.

Comment définir toutes ces notions de réalité ou immersion virtuelle ? Qu’est-ce qu’un serious game ? Pour quelles utilisations ? Comment sont-elles appliquées au sein des entreprises et dans quel but ?
Autant de questions auxquelles les organisateurs et l’intervenant de ce workshop interactif se sont attachés à répondre. En présence de plus d’une cinquantaine de professionnels de tout secteur confondu, l’évènement a permis de découvrir et de comprendre l’univers de la réalité augmentée, mais aussi de mettre en évidence des transformations importantes des pratiques professionnelles et pédagogiques.

Animé par Matthieu Bracchetti, Business Development Manager au sein d’IMSIM, le workshop s’est articulé autour de trois thématiques principales.
Les concepts de réalité augmentée d’une part et de réalité virtuelle d’autre part, ont été expliqués : l’émergence et l’explosion de ces technologies numériques, mais aussi la manière dont ces dernières ont révolutionné les usages. Enfin, parce qu’il s’agit de technologies vivantes, collectives et participatives, Matthieu Bracchetti a fait vivre aux participants des expériences uniques, au travers de l’immersion virtuelle et notamment de deux serious games innovants, développés par son équipe. Grâce à un casque d’immersion virtuelle, ils ont ainsi été plongés dans des environnements 3D originaux dans lesquels ils ont pu visiter un bâtiment passif et même prendre le volant d’un véhicule virtuel, afin d’appréhender les risques routiers différemment mais surtout activement.

Toutes ces nouvelles technologies s’imposent de plus en plus dans le monde de l’entreprise comme des supports pédagogiques efficaces et représentent aujourd’hui des solutions concrètes permettant d’accompagner les professionnels dans l’expression de leurs messages.

 

 

28/04/2016 News

Théophile, mentoré 2016 témoigne sur le développement de son entreprise et sur les bienfaits de son accompagnement

Ellipsys, jeune fintech luxembourgeoise, a levé 150.000 euros pour accroitre son développement. Nous avons rencontré Théophile Gros, un des associés de la start-up, pour en apprendre plus sur leur projet.

Quelle est la genèse du projet Ellipsys ?

Théophile Gros : L’idée d’Ellipsys est née dans l’esprit de mon associé Samuel Morin, qui a fondé l’entreprise en 2013. Sa vocation est de permettre aux entreprises d’optimiser leurs systèmes d’information quelque que soit le domaine d’activité. Notre logiciel permet de simplifier la prise de décision stratégique en mettant facilement à disposition les informations nécessaires. J’ai moi-même rejoint Samuel quelques mois plus tard.


En quoi votre solution est-elle innovante ?


T.G. : Ellipsys a deux gros avantages : il peut être utilisé par toutes les entreprises stockant des données – les banques et instituts financiers bien sûr – mais également la grande distribution, la santé, etc ; et il est beaucoup plus rapide que les solutions actuellement existantes proposées par les cabinets de consulting et les SS2I.J’ai ainsi découvert la vie d’entrepreneur, qui peut être harassante mais bien plus passionnante !

 

Qu’est-ce qui vous a décidé à quitter votre emploi pour vous lancer dans l’entrepreneuriat ?

T.G. : Mon ancien poste de Directeur régional dans un grand groupe Sportswear en France offrait divers avantages, cependant j’ai pris la décision de sauter dans l’inconnu pour une nouvelle activité plus spontanée. J’ai rejoint Samuel Morin pour faire croître l’entreprise économiquement et humainement dans une logique start-up. J’ai ainsi découvert la vie d’entrepreneur, qui peut être harassante mais bien plus passionnante !

 

Comment avez-vous abordé cette première levée de fonds ?


T.G. : Une fois le besoin identifié, nous nous sommes rapprochés de nyuko et de Nicolas Valaize, en charge de nyuko funding. Il nous a beaucoup aidé sur les différentes étapes de la levée de fonds, notamment le fonds et la forme de notre pitch deck etla revue des lettres d’intentions. Mon associé et moi-même avons ensuite convaincu 3 investisseurs grâce au tandem que nous formons.  Plus que sur une technologie, les investisseurs ont misé sur équipe qui partage des mêmes valeurs et c’est ce qui nous permet de garantir un projet durable qui les rassure.

Pour les convaincre définitivement, il a fallu être capable de fournir un discours à la fois technique et visionnaire, attrayant et compréhensible. Le fait que nous possédions déjà à ce moment-là un premier client de renom à notre actif a valorisé notre projet. Il a fallu au moins deux présentations devant chaque investisseur pour conclure le deal.

Une présentation, un claquement de doigt et c’est fini ?

T.G. : Le travail de synthèse du projet a nécessité une vingtaine d’allers-retours avec Nicolas Valaize sur le pitch-deck. Il a ensuite fallu créer une termsheet, qui permettait de proposer les termes juridiques et techniques de la transaction. Des discussions avec les parties prenantes s’en sont suivies, avant qu’un juriste ne prenne le relai pour rédiger un pacte d’actionnaire, qui aujourd’hui reflète un accord gagnant-gagnant entre les fondateurs et investisseurs.Nous aspirons à offrir à nos futures recrues la possibilité de travailler sur des technologies avant-gardistes...

Que pensez-vous de l’écosystème entrepreneurial au Luxembourg ?

T.G. : Ce que j’apprécie le plus c’est l’aspect humain des structures d’aide, comme nyuko. Pouvoir s’entretenir avec un interlocuteur à propos de son projet est très important pour un jeune dirigeant. C’est également pour cela que je suis devenu mentoré au sein du Business Mentoring (ndlr : initiative hébergée chez nyuko). Mon mentor, reconnu dans l’industrie IT, m’apporte ses connaissances sur le secteur du B2B, les décisions stratégiques et bien d’autres sujets. Ce programme représente une étape décisive dans mon parcours et j’en suis très satisfait.

D’un point de vue général, le Luxembourg s’active sur le front de l’entrepreneuriat et c’est très bien ! La superficie réduite du pays représente un gros avantage avec des facilités pour se créer un réseau et avoir un accès rapide aux décideurs.

La levée de fonds marque une étape importante pour votre développement. Quels sont vos prochains objectifs ?

T.G. : Suite à la concrétisation de notre logiciel, nous sommes aujourd’hui en phase de recrutement et recherchons deux développeurs/intégrateurs (voir l’offre d’emploi). Nous aspirons ainsi à offrir à nos futures recrues la possibilité de travailler sur des technologies avant-gardistes, avec des missions extrêmement riches.

Du côté commercial, le marché luxembourgeois est notre objectif principal. Nous signons un accord avec la BEI et sommes en discussion plusieurs autres grands groupes.

12/04/2016 News

Mentorship: It’s not a destination. It’s a journey

How can startup CEOs benefit from a mentorship? How can mentors support entrepreneurs? Why participate in a mentoring program? How do you forge an effective mentoring relationship? What are the roles, attitudes, expectations and methods of mentoring? Last Tuesday, 40 entrepreneurs, mentors (and investors) attended the first after-work session, co-organized by the BusinessMentoring program and Silicon Luxembourg, the leading magazine for startup news, in order to better understand the inner workings of a mentoring relationship. -

A nurturing relationship

To introduce the event and the concept of mentoring, Rachel Gaessler, Head of BusinessMentoring, a program created and launched by the Chamber of Commerce, shared her vision and how she set up the program in 2010. “We decided to implement this concept in Luxembourg after having done a worldwide market study, and after having implemented a pilot project with the ‘young’ entrepreneurs of the 1, 2, 3, GO inter-regional competition.”

So far, about 135  CEOs (mentees and mentors included) have participated in the program with a success rate of  92% in terms of survival of enterprises managed by the mentees. Regarding the qualitative achievements, most of the mentees who have finished the program agreed that the mentorship taught them how to better understand their leadership style and business goals, and helped them make significant progress in their self-management, leadership and negotiation skills. “They have pointed out that the exchanges with the mentors helped them improve their decision-making process and step back from their business activities in order to develop a long-term vision,” added Gaessler.

“The main goal of the BusinessMentoring program is to positively impact the growth and survival rate of small and medium sized enterprises based in Luxembourg and to boost their development while encouraging the entrepreneurs to manage their own learning in order to maximize their potential and improve their leadership skills,” she explained.

A mentorship involves a time commitment and a big effort must be made by both the mentee and mentor in order to  build a strong, beneficial, supportive and nurturing relationship. The BusinessMentoring program takes place over a 12 or 18-month period.

The inner workings of a mentoring relationship

A mentorship is rooted in the values of trust, honesty, transparency, mutual commitment (i.e. no conflicts of interest or financial interests) and confidentiality.

Mentor Dan Arendt confirmed that these rules are critical and explained why it’s crucial that the mentor have no financial interest. In his point of view, that is effectively what makes the role of a mentor differ so greatly with that of an investor, a coach or a consultant.  Arendt has been supporting and mentoring entrepreneurs for more than 15 years. He definitely places the human factor at the heart of the relationship and encourages all mentees to be transparent and to share any information with the mentor which could help the mentor to advise and the mentee to achieve his goals. Arendt shared that his mentorship relationships often evolve into long-lasting friendships.

“I get along very well with Dan. There is nothing formal. If I have a question I can call or send him a message at any time. And vice versa,” said Oswald de Riemaecker, founder of the startup ContinuousPHP. Like the other co-founders of the company, I have more of a tech background than a business one. I made the choice to be guided by a mentor in order to improve my ability to implement strategic decisions and grow the company.”

“I met Dan following a pitch that I made in front of several mentors. And it was then that Dan chose to mentor me. The selection process  was very simple and effective. Dan has conretely helped us set up the governance of our company and has shared KPIs.”

If you are interested in joining the BusinessMentoring program as a mentor or a mentee, please check the eligibility criteria and register at BusinessMentoring’s website.

 

 

 

29/02/2016 News

Interview Martin Guerin


En tant que directeur récemment entré en fonction, comment percevez-vous le mentorat au sein de nyuko ?

Pour moi, le programme BusinessMentoring constitue un mode d’accompagnement incontournable pour des dirigeants d’entreprises déjà établies. Il permet notamment à l’entrepreneur, grâce aux échanges avec son mentor, d’apprendre à mieux se connaître en tant que dirigeant et d’appréhender tous les aspects liés à la gestion de son entreprise de manière    plus sereine et plus réfléchie.
Cet accompagnement cadre parfaitement avec l’approche de nyuko qui est de pouvoir répondre aux besoins de tous les entrepreneurs, qu’ils soient au stade de l’idée ou en phase de démarrage, de développement ou de reprise de leur entreprise. C’est la raison pour laquelle nyuko propose aussi de l’expertise, un accès à un réseau de contacts, des permanences gratuites dans les domaines juridique ou encore du webmarketing, des formations à l'entrepreneuriat (en collaboration avec la House Of Training) et de l’accès au financement. Evidemment, cette offre sera encore étoffée à l'avenir. Pour le mentorat, nyuko est également un vivier de mentorés potentiels et un lieu de rencontre idéal pour les mentors. Je pense que l’un et l’autre ont beaucoup à y gagner.

Quelles sont les activités du réseau de mentors et mentorés ?

Les activités sont variées…  Elles passent par des évènements de networking, des visites d’entreprise ou encore des workshops ciblés sur un thème en particulier. C’est le cas par exemple pour la reprise, un thème qui sera développé par des experts lors de workshops  organisés en collaboration avec la Chambre de commerce. Des évènements de networking sont également planifiés tout au long de l’année avec pour objectif de  permettre à tous les membres de la communauté nyuko (experts, mentors, mentees, porteurs de projets, etc) de se rencontrer et d’échanger sur leur expérience.
Je suis très honoré de pouvoir accueillir les mentors chez nyuko.
J’ai récemment participé à une rencontre de mentors. J’ai pu constater le travail considérable accompli depuis 5 ans. J’y ai découvert  une communauté d’hommes et de femmes aux compétences diverses très engagée dans leur mission de mentor et tous animés par la même passion : celle d’accompagner de « jeunes » entrepreneurs  … sans aucune contrepartie que la satisfaction de les voir grandir.

26/02/2016 News

Interview Emeline Altmeyer, Nutri-Bay


Emeline, vous avez très récemment rejoint le programme BusinessMentoring...
Qu’est-ce qui vous a séduit dans le concept du mentorat et a suscité l’envie de participer au programme BusinessMentoring?


Passer d’employée à entrepreneure n’est pas une chose aisée. Lors d’une première création d’entreprise, il est parfois difficile de prendre le recul nécessaire sur l’ampleur des tâches à appréhender, en tant que chef d’entreprise. C’est un peu comme travailler « sans filet », il persiste en permanence la crainte d’oublier quelque chose d’essentiel, de prendre la mauvaise décision. Avoir l’opportunité de bénéficier de l’expérience d’entrepreneurs aguerris, de pouvoir profiter de leur conseils,  apprendre de leurs erreurs est une vraie chance. Cela a un côté très rassurant de pouvoir échanger avec une personne qui, non seulement comprend vos craintes, vos doutes mais surtout, qui peut vous apprendre à les surpasser.
Comment avez-vous été sélectionnée ? Comment s’est déroulée votre mise en relation avec votre mentor ?
Le processus a été facile et rapide. J’ai déposé ma candidature reprenant un descriptif de mon projet et de mes motivations sur le site du programme puis j’ai reçu la validation de ma candidature. J’ai ensuite pu présenter mon projet lors d’un comité de sélection représenté par deux mentors. Suite à cette présentation et suivant les différentes synergies, mon mentor m’a été attribué.

Quelles sont vos attentes vis-à-vis du programme? De votre relation  mentorale ?

Pour moi, le mentoring est synonyme de partage; partage d’expérience, de connaissances, de compétences, d’idées…dans un sens et comme dans l’autre. Ce qui me plaît également dans cette relation, c’est le fait de pouvoir discuter avec une personne compétente externe à ma société. Lorsque l’on travaille en permanence sur un projet dans une petite équipe, on a vite « la tête dans le guidon » et c’est là que les erreurs peuvent arriver, il est donc très bénéfique de disposer d’un regard extérieur et qui plus est, d’un avis d’expert.

Quels objectifs vous êtes-vous fixés pendant votre relation ?

Nous n’en sommes encore qu’au début de la relation mais les principaux objectifs sont de travailler sur l’organisation, le développement personnel et plus particulièrement d’établir un suivi régulier de la vie du projet, des avancées et des décisions majeures.

03/01/2016 News

Sélections 2016

Entrepreneurs: rejoignez nous!

Le Business Support g.i.e. vous invite à participer à la 7ème édition de son programme "BusinessMentoring" qui consiste en l’accompagnement gratuit d'un "jeune" dirigeant, le mentoré, par un chef d'entreprise chevronné, le mentor, sur une période de 6, 12 ou de 18 mois. Cet accompagnement se déroule dans un environnement privilégiant des valeurs telles que l’échange, la confiance, le respect mutuel, l’ouverture d’esprit ou encore la transparence.

Vous pouvez déposer vos candidatures en ligne jusqu’au 15 septembre 2016. N'hésitez pas à nous contacter avant d'effectuer toute démarche.

N.B.:  Les nouveaux mentorés sélectionnés seront présentés publiquement le 07 décembre 2016 à la Chambre de commerce.

24/02/2017 Highlights News

Paroles de mentorés: 4 questions à Isabelle Saint Antoine

Madame Antoine,

1.Comment avez-vous débuté ? 

Rien ne me prédestinait à devenir entrepreneur dans mon parcours  de cadre dirigeant dans de grandes entreprises sauf peut-être la petite graine semée par mes parents agriculteurs qui veillaient  la bonne marche  et au développement de leur exploitation et au bien-être de ma famille nombreuse. J’ai gardé cet exemple, cet esprit d’entrepreneur et d’investissement dans le travail dans les différentes fonctions que j’ai occupées.

Comme souvent c’est une rencontre qui m’amena sur le chemin de la création d’entreprise. Celle de de mes collègues qui tout comme moi bouillonnaient d’idées et d’énergie mais aussi étaient très complémentaires en termes de compétences. L’envie d’innover dans ce marché du graphite pour des applications industrielles à haute température, ne faisait pas partie des priorités du groupe pour lequel nous travaillions. Nous avons donc sauté le pas en mai 2009 et décidé de créer Agilis Engineering pour mettre en œuvre notre démarche innovante et débuter nos activités en août  de la même année.

Nous avons été accompagnés dans notre parcours dès le début par Luxinnovation qui nous a incités a participé au concours 123 Go et soutenus dans nos démarches auprès du Ministère de l’Economie et de la Chambre de Commerce. Nous avons été lauréats du concours 123 Go et investit immédiatement les 5000 € de prix dans le démarrage d’Agilis. Dès le mois d’août 2009 nous avons pu intégrer l’incubateur Ecostart 2 devenu Technoport. Nous avons bénéficié du programme Business mentoring en 2010 pour 18 mois dans une phase cruciale pour l’entreprise, la création de son atelier de production dans Ecostart 1 en juillet 2011.

L’ensemble du dispositif d’accompagnement des startups qui s’est encore amélioré depuis 2009 et la bienveillance des personnes qui nous entouraient aussi bien professionnelles que privées ont permis de révéler notre âme d’entrepreneur et de la concrétiser par  la naissance d’Agilis et son succès .

 

2.Quelle a été l’expérience la plus marquante pour vous ?

Le parcours d’un entrepreneur ne manque pas d’expériences marquantes et d’aventures ! Si je devais en choisir une je dirais la mise en danger  de l’existence d’Agilis  à peine un an après sa création alors que nous avions déjà atteint notre breakeven et que le succès commercial était au rendez-vous.

En effet, fort de notre démarche innovante, nous avions su concrétiser nos efforts commerciaux par la signature d’un important contrat. Nous n’avons guère pu fêter notre succès car à cette époque nous utilisions un sous-traitant pour la production de nos pièces. Or, à l’automne 2010 il est revenu sur un engagement qu’il avait signé en augmentant ses prix de plus de 30% mettant en danger non seulement notre contrat mais nous entrainant également vers des pertes.

Nous avons travaillé immédiatement à trouver une solution temporaire pour satisfaire notre client en limitant nos pertes. Puis enclencher la démarche de création de l’atelier, la recherche de financement, des autorisations… Nous luttions contre le temps, le défi étant de démarrer l’atelier en 9 mois, fin du premier semestre 2011 afin de récolter les fruits de cet investissement et de renouer avec les bénéfices avant fin 2011. Pari gagné ! Au terme d’un travail acharné et entouré de notre mentor nous avons ouvert notre atelier en juillet 2011 et passé de -85 K€ à + 12K€ en 5 mois.

 

3.Quelles leçons avez-vous tirées de votre parcours d’entrepreneur ? pouvez-vous en citer une ou deux ?

A la lumière de l’expérience que je viens de citer, j’ai très vite compris qu’il fallait savoir savourer, fêter les succès et remercier ceux qui y ont contribué. Le chemin n’est pas tout tracé. Il est changeant, parfois prévisible, parfois pas avec des bonds en avant et des pas en arrière mais toujours tiré vers le haut. Ce qui fait la beauté, la complexité et la dureté de ce chemin c’est qu’il est surtout tout comme tout être humain, très vivant.

Ce parcours d’entrepreneur est également celui de la liberté des idées. Ne pas s’autocensurer, laisser libre cours à ses idées est une richesse inouïe. Cette créativité retrouvée  est une réelle source d’énergie intellectuelle.  Sans m’en rendre compte et même en ayant cette esprit d’entreprise, je me suis rendue compte que lors de mes fonctions précédentes, naturellement j’éliminais les idées et propositions qui n’allaient pas dans le sens ou la vision de la société pour laquelle je travaillais. Mon esprit restait créatif mais en quelque sorte formaté. J’ai très vite remarqué dès le début de mon parcours d’entrepreneur que mon esprit était non seulement plus créatif mais plus riche dans la diversité des idées. 

Certes certaines idées n’aboutiront jamais et d’autres sont écartées mais de ce bouillonnement une part de ces idées font le succès actuel et surtout celui du futur de l’entreprise.

 

4.Quelles sont les 3 clefs de la réussite?

complémentarité, énergie, innovation ne jamais se reposer sur ses lauriers. Avoir toujours en tête l’étape d’après

Pratiquante assidue d’aviron, j’ai souvent fait un parallèle entre la réussite dans ce sport et celui de l’entreprenariat. J’y retrouve pour moi des clefs essentielles de la réussite d’Agilis, à savoir la complémentarité, l’énergie et le focus de chacun de ses membres. Ne jamais se reposer sur ses lauriers mais savoir fêter ensemble  nos succès.

 

propos recueillis par Rachel Gaessler

24/02/2017 Highlights News

Formation mentors - niveau I

Stephane Peters et Christian Lepsien ont participé à la formation mentor ( niveau débutant).qui a eu lieu le 20 février de 12h00 à 14h00 chez nyuko.

Les thèmes abordés étaient les suivants:

- Objectifs du mentorat

- Role du mentor

- Le mentorat en pratique 

Cette session très enrichissante a permis de faire travailler les mentors sur la bonne posture à adopter vis-à-vis de leur futur mentoré.

12/12/2016 Highlights News

24 nouveaux entrepreneurs mentorés

La sixième édition du programme BusinessMentoring a été lancée ce jeudi 8 décembre à la Chambre de Commerce. Depuis sa création en 2010, le programme a déjà permis à une centaine d’entrepreneurs de recevoir le soutien d’un dirigeant expérimenté.

C’est au cours d’une cérémonie publique introduite par M Carlo Thelen, directeur général de la Chambre de Commerce de Luxembourg, et en présence de nombreux entrepreneurs et acteurs économiques de la place, que le programme BusinessMentoring et les multiples avantages du mentorat d’affaires ont été mis en lumière.

Ils sont 24 entrepreneurs cette année à avoir été acceptés dans le programme, soit trois fois plus qu’à son lancement. Un nombre qui ravit Carlo Thelen : « Je me réjouis de constater que le concept du mentorat connaît toujours plus d’engouement et que de plus en plus de dirigeants se tournent vers ce programme pour les accompagner dans leur parcours d’entrepreneur ».  Parallèlement au mentorat, Monsieur Thelen a également rappelé la volonté de la Chambre de Commerce de simplifier la vie de l’entrepreneur et a fait référence à l’ouverture récente de la House of Entrepreneurship, one-stop-shop permettant à tout entrepreneur de rencontrer en un lieu unique les acteurs clefs de la création ou du développement d’entreprise.

Rappelons que le programme lancé en 2010 par la Chambre de Commerce et qui a depuis un an élu domicile chez l’accélérateur de start ups nyuko, a déjà permis de révéler des dirigeants de PME prometteurs issus de l’écosystème entrepreneurial luxembourgeois, et de les accompagner vers le succès, comme en ont témoigné d’anciens binômes (mentor, mentoré) présents à cette soirée.

Patrick Rahme, dirigeant de la startup All Square témoigne : « Le mentorat apporté par mon mentor Xavier a eu un impact direct sur mon développement personnel, qui est forcément lié à l’activité de ma startup. » Pendant ces 18 mois d’accompagnement, sa société est passée de 2 co-fondateurs à 11 employés et 2 levées de fonds ont été réalisées pour accompagner son expansion à l’international. Patrick Rahme ajoute : « Xavier a été un mentor formidable qui m’a guidé à travers ces décisions stratégiques ».

Sabrina El Mahjoubi, dirigeante de l’entreprise Ecotech, a tiré elle aussi une expérience très positive du mentorat. « Avec Candi mon mentor, j’ai beaucoup progressé sur les aspects gestion de la société, des investissements et des risques. Sur un plan plus personnel, cela a été précieux de pouvoir partager nos vécus de chef d’entreprise. » Depuis la fin de sa relation mentorale, sa société qui comptait 6 salariés en 2009 a triplé en moins de deux ans ses effectifs et augmenté son chiffre d’affaires de 40%.

La deuxième partie de la soirée a été l’occasion de présenter les visages de la promotion 2016. Depuis son hébergement au sein de nyuko, de nombreux dirigeants de start up répondant aux critères d’éligibilité du programme ont postulé au BusinessMentoring. Il n’est donc pas étonnant que 50% des mentorés soient des dirigeants de startup dont l’activité est axée sur les nouvelles technologies. « Les mentors sont heureux de pouvoir accompagner ce profil d’entrepreneurs mais il faut rappeler que le programme collabore avec tous les partenaires de l’écosystème et vise donc tous les dirigeants, quel que soit le stade de développement de leur entreprise (démarrage, développement et reprise) et leur domaine d’activité.» précise Claude Faber, devenu porte-parole pour l’occasion du réseau de mentors. Les autres profils actuellement dans la promotion sont issus d’entreprises plus classiques (commerce, services, restauration) ou encore à finalité sociale et solidaire.

En plus de revêtir un aspect intergénérationnel, la démarche mentorale s’inscrit donc surtout dans un processus plus général de lifelong learning: elle considère que les compétences ne sont pas figées dans le temps, mais qu’elles évoluent en fonction des situations rencontrées par le dirigeant dans son entreprise.

En d’autres termes, l’entrepreneur est continuellement amené à travailler sur lui-même afin de s’adapter aux nouvelles tendances économiques, sociétales ou environnementales. L’approche mentorale contribue ainsi à la mise en place de réflexes et comportements managériaux durables chez le dirigeant, qui lui permettent d’aborder les problématiques de manière plus sereine et plus réfléchie.

La soirée s’est achevée autour d’un cocktail au cours duquel entrepreneurs, porteurs de projet, partenaires ont pu échanger.

Plus d’infos sur www.businessmentoring.lu


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Cet article est seulement disponible en anglais

18/02/2015 News

LeneLife, pour “un corps et un esprit sains”

LeneLife, entreprise créée par la mentorée Lene Pedersen, vient d’ouvrir ses portes.

Le concept est de proposer des repas sains et naturels afin que les consommateurs se sentent bien dans leur peau et en bonne santé. La gamme de produits est variée et comprend des plats végératiens et végétaliens, sans gluten, lactose ou allergène, ainsi que quelques plats de viandes et des jus de fruits et légumes frais. LeneLife propose également des consultations et séminaires afin d’aider ses clients à comprendre leur corps, leur esprit et leurs besoins, pour mettre en œuvre un changement positif moteur de croissance dans leur vie quotidienne.

LeneLife est ouvert sur le temps de midi au sein du restaurant Le Bec Fin, Hôtel Parc Belle-Vue, Avenue Marie-Thérèse à Luxembourg et propose également depuis début mars un service de livraison à domicile ou au bureau via Grouplunch.

Plus d'informations sur : http://www.lenelife.com

10/12/2014 News

Recherchons Mentors

4 bonnes raisons de devenir mentor...

  • L’envie…d’enrichir sa propre expérience professionnelle
  • La motivation…d’aider un entrepreneur moins expérimenté à progresser
  • Le plaisir…de partager son savoir et d’apprendre d’autres entrepreneurs
  • Le souci…de transmettre ses valeurs entrepreneuriales afin d’assurer la relève
04/11/2014 News

Clôture de la Saison III

Un dîner de clôture placé sous le signe de la convivialité

La soirée de clôture de la saison mentorale 2012-2014 a eu lieu le jeudi 9 octobre dans le cadre de l'Hôtel Melia Kirchberg. Une opportunité unique pour les binômes présents de faire part des enseignements tirés de leurs expériences respectives. A cette occasion, les résultats de l'enquête de fin de cycle menée auprès des binômes ont également été dévoilés (impact du mentorat sur le développement personnel des mentorés et retombées économiques).

Ces résultats vous seront dévoilés lors de la Cérémonie annuelle du 4 décembre!

Le reportage-photo de la soirée est consultable ici.

04/11/2014 News

4 ans de mentorat mis à l'honneur au travers de la traditionnelle cérémonie annuelle

Nous avons le plaisir de vous convier au lancement de la Saison 5...

Le mentorat entrepreneurial et ses multiples avantages seront mis en lumière lors d'une soirée spéciale qui aura lieu le jeudi 04 décembre 2014 à 18h30 à la Chambre de Commerce (7 rue Alcide de Gasperi, Luxembourg Kirchberg).

Au travers de cet événement, un hommage sera rendu au programme de mentorat coordonné par le Business Support GIE, au travers duquel de "jeunes" entrepreneurs issus de secteurs variés sont couplés à des dirigeants d'entreprise expérimentés.

Rappelons qu'à ce jour, 95 entrepreneurs ont pris part au programme, dont de nombreux mentors reconnus pour leur réussite entrepreneuriale au Luxembourg.

Ainsi, l'événement aura également vocation à mettre à l'honneur les mentors et partenaires bénévoles qui œuvrent à nos côtés depuis le lancement de l'initiative, il y a maintenant plus de 4 ans, et qui ont largement contribué à son succès en consacrant de précieuses heures à la sélection et à l'accompagnement personnalisé des participants. 

Nous espérons vous y voir!

Les inscriptions en ligne sont maintenant fermées.

11/09/2014 News

Croissance d’entreprise: rencontre avec Thierry Pace

 « Le modèle de départ a montré qu’il fonctionnait et on ne se rend pas compte qu’on arrive à ses limites parce que l’entreprise a grandi ou évolué. C’est ce moment qui est le plus critique à mon sens.»

Dirigeant-actionnaire d’un groupe de PME dans l’industrie mécanique, la chaudronnerie et les travaux sur site jusqu’en 2005, Thierry Pace se forge au fil des ans une réputation solide dans le monde de l’entrepreneuriat et plus particulièrement de l’accompagnement stratégique aux entrepreneurs. A travers Consultrade, sa société de conseil en management créée en 1995, Thierry accompagne et guide les entrepreneurs dans les phases clés de leur développement. Il intervient également en tant qu’enseignant/formateur en Licence et Master dans des universités et des écoles d’ingénieurs françaises, en province et à Paris, dans les domaines de la gestion de production/des achats, de la méthodologie de gestion de projets et de l’organisation industrielle. Depuis 2010, Thierry est également engagé en tant que mentor bénévole au sein du Réseau BusinessMentoring. En introduction à la table ronde dédiée à la croissance des PME qu’il modérera le 24 septembre prochain, dans le cadre du cycle événementiel BusinessMentoring, il a accepté de répondre à quelques questions sur le sujet…

Pour commencer, quelques mots sur votre rôle de mentor ?
J’ai toujours beaucoup de plaisir à être dans ce programme. Entre les mentors, il y a vraiment une vision commune sur les fonctionnements de l’entreprise. Avec les mentorés, les échanges sont ouverts et se font en toute confiance. Que ce soit « notre » mentoré ou pas. Et puis le retour qu’ils nous donnent tous est extraordinaire ! Sans compter le plaisir de nous retrouver avec certains mentors  pour une raison ou une autre. Il y a beaucoup à apprendre dans ce cadre : la confiance établie permet des fonctionnements et des performances incroyables!

Depuis le lancement de votre entreprise de conseil, vous avez accompagné de nombreux dirigeants de startups dans leur réflexion stratégique, mais aussi des dirigeants établis depuis plusieurs années, dans des secteurs variés. Quel est, à votre avis, la phase de développement la plus critique pour un entrepreneur?
Lors de la création, tout le monde est mobilisé. Tout le monde sait que l’activité, l’entreprise est fragile. Et on passe le cap, puis on se détend et on rentre dans une certaine routine, aidé en cela par les succès obtenus dans l’adversité des débuts. Le dirigeant est de plus en plus occupé, les recrutements se font un peu trop rapidement, les processus ne sont pas établis. L’activité du quotidien prend le pas sur la réflexion stratégique. Le modèle de départ a montré qu’il fonctionnait et on ne se rend pas compte qu’on arrive à ses limites parce que l’entreprise a grandi ou évolué. C’est ce moment qui est le plus critique à mon sens.

Pourquoi avez-vous choisi de vous intéresser aux PME plutôt qu’aux grandes entreprises ?
Parce qu’on y travaille avec des vraies personnes, parce que l’engagement des dirigeants y est extraordinaire, parce qu’on voit le résultat de son travail, de ses décisions, parce qu’il y a un réel besoin que les moyens ne permettent pas de se payer à temps plein. Heureusement d’ailleurs…Et là il faut rendre hommage aux grands entreprises : elles sont très structurées, elles inventent des méthodes de travail, elles sont formatrices de ce point de vue. J’y ai appris tout cela. Appliqués de façon réfléchie, adaptés à chaque PME à laquelle on s’adresse, ces enseignements donnent un résultat. Mais attention, pas de recette toute faite!

D’après votre expérience, les dirigeants de PME sont-ils conscients des spécificités de leur structure organisationnelle  et de leur « rôle » de dirigeant ?
Oui, je le pense. Et en même temps, tous ne mesurent pas les conséquences de cet état de fait. La parole du Patron a beaucoup plus de retentissement, est beaucoup plus écoutée que celle du Chef dans une grande entreprise. Ce Chef n’est finalement qu’un autre salarié. Le mentorat joue un vrai rôle dans la création du lien entre salariés et managers d’ailleurs.

Il est vrai que beaucoup de patrons de petites entreprises ressentent un sentiment d’isolement, en particulier lorsqu’ils doivent endosser le rôle d’« homme-orchestre » au quotidien; ils pensent en général que le conseil en stratégie est réservé aux grands groupes et n’osent pas faire appel à une aide extérieure. Comment expliquez-vous cette situation ?
Il y a isolement de fait. C’est une réalité, pas seulement un sentiment. La différence entre un patron et un salarié, c’est que le salarié peut démissionner, pas un patron. L’engagement est différent et la position que cela donne ne peut pas se comprendre d’un autre point de vue.
D’autre part, un entrepreneur est quelqu’un qui a un caractère bien trempé. Sinon, il ne peut pas entreprendre. Cette nature peut conduire à être un peu trop sûr de soi et à se tromper...Donc, le conseil en stratégie est très utile mais, il y a beaucoup de mais : « c’est cher », « il y tellement de conseillers, comment vais-je choisir ? », « on me parle de choses qui ne s’appliquent pas à mon entreprise » etc. Pour ce qui est du prix, il faut considérer d’une part la dépense et de l’autre ce que ça va rapporter. Ca doit être un investissement. Ensuite, il faut programmer tout ça pour que la démarche soit efficace.
Il faut passer du temps avant de choisir, rencontrer des personnes qui ont utilisé et proposent une démarche éprouvée. Je dis bien une démarche et pas un outil. Et réfléchir à ce qu’on veut. C’est à dire établir sa vision personnelle.
Le choix doit aller à celui qui accompagne vraiment, qui sera aux côtés de l’entreprise, plus même que du patron. Et qui ne se contentera pas de donner des conseils. J’en ai parlé ces jours-ci avec un mentor : plus de 20 ans plus tard, il se félicite encore de la démarche adoptée à l’époque. Son projet a pris une ampleur qu’il n’imaginait même pas avant cela. Il dit lui-même que l’accompagnement est un élément essentiel de son succès. Ceci dit, c’est lui, l’entrepreneur, qui a entamé cette démarche, c’est lui qui l’a rendue possible. L’autre élément déterminant, c’est lui-même.

Selon vous, quels sont les ingrédients essentiels à une gestion de croissance efficace?
Le porteur de projet est le premier ingrédient. Je soutiendrais plus facilement une personne solide avec un projet moyen qu’un porteur de projet « fragile » avec une bonne idée, quel que soit son projet.
Ensuite, il y a l’idée de départ et enfin, la façon de conduire le projet. Il faut à la fois une vision avec des étapes, des objectifs à court terme qui servent ceux à long terme et beaucoup d’adaptabilité aux événements. Cela implique de savoir saisir les opportunités quand celles-ci servent l’objectif à atteindre, même si ça n’était pas le chemin prévu au départ. Les étapes sont importantes, avec autant de marches à monter. A vouloir arriver trop vite en haut de l’escalier, à gravir des marches trop hautes, on se met en danger. En même temps, c’est comme cela que l’entrepreneur construit sa courbe d’apprentissage …

Pour finir : un petit conseil pratique pour les entrepreneurs qui nous lisent ?
Remettez-vous en cause, tout est possible, rien n’est acquis !
 

Les personnes souhaitant transmettre des questions spécifiques sur le sujet en amont de la conférence peuvent le faire par e-mail à

 

08/05/2014 News

Récentes cooptations : bienvenue aux nouveaux Mentors!

Ils nous ont rejoints récemment...

François Genesteix, Mentor depuis janvier 2014

  • Activité principale: PME de 20 à 60 salariés, secteur commerce et services, BtoB et BtoC, actives sur le Luxembourg - consultance
  • Spécialités: direction générale - finances - organisation - démarrage d’activité - transmission d’entreprise
  • Motivations à devenir mentor : "rendre une part de ce que j’ai reçu - participer à une aventure, rencontrer une forte personnalité - rester éveillé, élargir mon champ de réflexion - partager avec d’autres entrepreneurs qui ont une aspiration similaire"

Virgine Issumo, Mentor depuis mars 2014

  • Activité principale: montage et soutien financier en savoir-faire et en encadrement de micro-projets entrepreneuriaux et philanthropiques - sensibilisation et éducation (écoles, universités, entreprises et autres fondations) via des cours, conférences, master classes, séminaires, groupes de travail et comités stratégiques
  • Spécialités: stratégie et planification philanthropique - structuration familiale et entrepreneuriale y compris la transmission intergénérationnelle d’entreprises - encadrement de jeunes entrepreneurs - identification, évaluation & fund raising pour des projets de développement durable et d’impact business dont la transition vers la green economy (énergies renouvelables, circularité et slow luxury)
  • Motivations à devenir mentor: "partage et transmission de compétences et d’expériences - participation au challenge concret et hautement humain d’accompagner un entrepreneur - conviction forte du rôle clé des entrepreneurs dans le développement économique"

Hubert Schumacher, Mentor depuis avril 2014

  • Activité principale: développement d’une expertise unique en qualité logicielle, pour la stratégie d’automatisation des tests des nouvelles infrastructures “Cloud” prenant en charge à la fois l’automatisation frontale et l’architecture orientée services
  • Spécialités: IT - Cloud - softwares - gestion d’entreprise et croissance - gestion de projet - développement logiciel, vente et mercatique pour entreprises publiques et privées de pointe
  • Motivations à devenir mentor : "partager mon expérience en matière de création et de gestion d'entreprises - échanger avec de jeunes entrepreneurs ayant une attidude d'apprentissage et une certaine ouverture d'esprit"

06/05/2014 News

Rencontre avec Bruno Chevtchenko (extrait)

Décrypter les pratiques du sport de haut niveau pour les appliquer au management d’entreprise

Depuis la crise financière de 2008, la structure des entreprises et leur management ont sensiblement évolué. L’avènement de nouveaux concepts tels que la responsabilité sociale des entreprises, le bien-être au travail ou encore le respect de la diversité invitent à repenser les usages du management. Dans ce contexte, l’heure est au retour vers un management résolument plus tourné vers l’humain, où le manager initie une vraie dynamique d’équipe tout en cultivant le potentiel de chacun. On peut voir dans cette approche une analogie évidente avec les valeurs du sport…une analogie qui a fait l’objet d’une conférence publique animée par Bruno Chevtchenko, diplômé en Préparation Mentale pour Sportifs de Haut Niveau, le 20 mai dernier à la Chambre de Commerce.
Rencontre avec l’orateur de la soirée.

BusinessMentoring: M. Chevtchenko, depuis quelques années, les managers de PME sont de plus en plus nombreux à tenter de décrypter les pratiques du sport de haut niveau, voire à mettre l’accent sur la pratique du sport au sein même de leur organisation. Comment expliquez-vous cette tendance ?

"Ce rapprochement tient au fait que l’univers sportif et celui de l’entrepreneuriat se rejoignent sur plusieurs terrains.
Tout d’abord, le manager de PME et le sportif doivent faire face aux mêmes challenges et doivent souvent prendre des décisions sous pression et rapidement. Il y a donc concordance entre les deux contextes. Concurrence, compétition, échéances : ces termes sont communs aux deux univers, où l’on doit « rester au top » en permanence. Pour atteindre la victoire, un manager de PME et un sportif ont donc besoin des mêmes qualités, sans oublier qu’ils partagent les mêmes ambitions : réussir et « performer ». La seule nuance est que le dirigeant  vise, in fine, l’amélioration de la performance de son entreprise, alors que le sportif se focalise sur sa propre performance ou celle de son équipe.
Ensuite, que l’on soit manager ou sportif, il est évident que l’on a besoin d’un mental fort, atout qui permet d’accéder à la performance lorsque la situation est délicate. Sportifs et managers vivent en effet dans un contexte de compétition, qui demande discipline et motivation. On retiendra ainsi l’image du manager de PME qui ne compte jamais ses heures de travail, tout comme celle du botteur qui reste sur le terrain de rugby pour perfectionner ses coups de pieds après l’entraînement, ou encore, celle du judoka qui se présente plus tôt à l’entraînement pour travailler sa condition physique.
Enfin, dans le sport comme dans le management d’entreprise, un décideur a besoin d’un esprit d'équipe fort, de solidarité, d’écoute mais aussi de pouvoir fédérer son équipe autour des ses envies pour réussir. L’idée étant d’améliorer les performances collectives par une meilleure efficacité individuelle.
Pour atteindre cette performance, des objectifs clairs et précis doivent être mis en place dans les deux univers. Il également nécessaire de savoir définir les enjeux inhérents aux challenges à relever, mais aussi de prévenir les risques éventuels liés à ces missions."

L'article complet sera disponible dans la prochaine édition du magazine Merkur, qui paraîtra fin mai.

Consulter les précédents numéros du magazine Merkur

18/04/2014 News

Nouveau guide pour créateurs/repreneurs d'entreprise

Oser Entreprendre

La Chambre de Commerce vient de publier un nouveau guide à l'usage des créateurs ou repreneurs d'entreprise. Devenir son propre patron est une aventure tentante. Construire un projet de création d'entreprise est un processus qui demande cependant une préparation minutieuse. Il est dès lors impératif d'agir avec méthode.

Le guide "Oser Entreprendre" recense toutes les informations utiles aux (futurs) créateurs et repreneurs d'entreprise désireux de développer leur activité au Grand-Duché de Luxembourg. Elle fait état de toutes les réflexions préalables à mener avant de se lancer dans un projet de création, de reprise ou de diversification, depuis les démarches administratives, en passant par la levée de fonds et jusqu'à l'accompagnement personnalisé de l'entrepreneur.

Le guide au format papier sera bientôt disponible auprès de l'Espace Entreprises de la Chambre de Commerce.

Une version en anglais sera également bientôt finalisée / An English version will be soon available.

Consulter la brochure en ligne: http://www.cc.lu/uploads/media/Brochure_Oser_Entreprendre_avril_2014.pdf

05/03/2014 News

"M. Hublot" décroche l'Oscar du meilleur court-métrage d'animation

Le fabuleux destin de Laurent Witz

A la tête de ZEILT Productions, qu’il a créée en 2007, Laurent Witz est un jeune chef d’entreprise dynamique qui a rejoint le programme BusinessMentoring en 2012.
Il a pour spécialité la production de films d’animation destinés au monde du cinéma, de la télévision et des supports de communication web et mobiles. Sa société, implantée à Mondercange, s’articule autour de deux grands pôles d’activités : la communication et la publicité d’une part, et la production de programmes originaux pour le cinéma et la télévision d’autre part. L’entrepreneur dirige également une toute jeune société de production en Lorraine, Watt Frame, qui a pour objet de participer aux développements de projets, en collaboration avec ZEILT productions. La complémentarité entre les deux structures permet ainsi de cofinancer les projets, répartis entre plusieurs territoires, de toucher les diffuseurs français, mais aussi de contribuer au développement du secteur en Grande Région.

Le 06 mars 2013, Laurent Witz présentait en avant-première son dernier court métrage d’animation soutenu par le Film Fund Luxembourg – « M. Hublot » – qu'il a produit et réalisé en collaboration avec Alexandre Espigares, dans le cadre du festival Discovery Zone. Ce court métrage d’animation en 3D d’une dizaine de minutes, dont la réalisation aura duré 3 ans, est le fruit d’une coproduction franco-luxembourgeoise. Il met en scène un vieux garçon solitaire, bourré de manies et de tocs, qui évolue dans un monde absurde, peuplé de personnages mécaniques.

Un an après sa 1ère diffusion, c’est la consécration pour  « M. Hublot », qui se voit honoré d’un prestigieux Oscar à Los Angeles, après s’être vu couronné d’une multitude de  récompenses internationales (International 3D Society, Irvine International Film Festival, Kerry Film Festival, 3D Stero Media, Les Nuits Magiques, Animage, etc.). Avec cette récompense ultime, la voie de la croissance est désormais ouverte. L’équipe de ZEILT Productions peut maintenant aborder avec plus de sérénité le financement de ses prochains projets, dont celui du long métrage d’animation « Wilfred », sur lequel elle planche actuellement…et qui devrait sans aucun doute susciter l’intérêt de potentiels partenaires.

Plus d'infos: www.zeilt.com

 

17/02/2014 News

Hélène Marchon s'associe au leader européen de la conciergerie privée

JOHN PAUL devient l’actionnaire de référence de Majordome, société dirigée par la jeune mentorée Hélène Marchon

La société Majordome - créée il y a deux ans par Jérôme Grandidier, CEO de Telecom Luxembourg Private Operator - est gérée par la jeune entrepreneure Hélène Marchon, qui a rejoint le programme BusinessMentoring en 2013. "Grâce à cette opération, nous rapprochons deux expertises complémentaires" explique Hélène Marchon. "Chez Majordome, nous proposions exclusivement de la conciergerie d’entreprise à nos clients, un service d’assistance aux salariés pour faciliter leur quotidien, comme la gestion de leur pressing, de leurs livraisons, de lavage de voiture etc… Avec John Paul, nous élargissons notre gamme de services et proposons désormais des services de conciergerie privée aux entreprises désireuses de renforcer leur relation client. Cette alliance répond à un besoin croissant des entreprises luxembourgeoises de fidéliser leurs meilleurs clients et vient apporter un réel savoir-faire dans la personnalisation du service."

Infos complémentaires sur www.majordome.lu et www.johnpaul.com

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